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Qu'il était beau le bon Père Jerzy Popiełuszko

Dans sa chronique des héros exemplaires, Florian Marek retrace le parcours du Père Popiełuszko. Grand héros et martyr de la lutte contre le communisme, aumônier du syndicat Solidarność, il était désigné par les médias de la dictature comme un prêcheur de haine.
 Qu'il était beau le bon Père Jerzy Popiełuszko

Qu'il était grand, qu'il était beau dans son cœur et dans son âme le bon Père Jerzy Popiełuszko. Un homme d'amour et de convictions. 

Né en 1947 à Okopy, dans une famille de modestes paysans. Il est le fils de Władysław et Marianna, parents aimants de 5 enfants. Jerzy grandit dans l'amour du prochain. Adolescent il devient enfant de chœur. A 18 ans, il entre au séminaire à Varsovie. Étant appelé pour le service militaire il interrompt son cursus au séminaire. Durant son service à Bartoszyce il subira des brimades et sera molesté afin qu'il renie et abjure sa foi. Dès la fin de ses études théologiques il est ordonné prêtre par le cardinal Wyszyński. 

Ne supportant le meurtre des innocents, ses premières années de prêtrise, il militera contre l'avortement.

Alors qu'éclatent les grèves des ouvriers de Gdańsk en 1980 il est envoyé auprès des ouvriers pour célébrer une messe de soutien au mouvement Solidarność. 

Il se lie d'amitié avec les leaders de Solidarność et devient leur aumônier.

Le 13 décembre 1981 les lois martiales entrent en vigueur. Pour marquer son opposition il célèbrera plusieurs "Messes pour la Patrie" dans son église de Saint Stanisław Kostka à Varsovie.

Ses interventions et sermons ont une portée internationale grâce à Radio Free Europe. 

Il refuse d'être envoyé à Rome voyant une tentative de l'éloigner de ses compagnons de lutte il dira : " Je me suis consacré, je ne me retirerai pas".

Le dictateur, Wojciech Jaruzelski, le fait entrer dans la liste des prêtres "extrémistes". Une liste d'hommes d'église à surveiller ou à abattre. 

Entre 1983 et 1984, il est dépeint comme un fou, un prêcheur de haine par la presse communiste. Victime d'une campagne de calomnies, il est convoqué 13 fois par la milice et la SB (KGB polonais). On l'accuse d'abus de sacerdoce. 

Revenant d'une visite à la paroisse de Bydgoszcz, il est enlevé par 3 agents de la SB. Il est séquestré près de Włocławek. Il sera torturé et battu à mort, il meurt le 19 octobre 1984. Son corps sera bâché et lesté puis jeté dans un rétenue artificielle de la Vistule. 

Ses obsèques réunissent 500 000 personnes. En 1987 le Pape Jean-Paul II se rend sur sa tombe, devenue un lieu de pèlerinage. 

En 1997 Jean-Paul II ouvre un procès en béatification, cette dernière se fera le 6 juin 2010.

Symbole de liberté, de foi et d'amour le Père Jerzy Popiełuszko et un exemple de la barbarie totalitaire.

Comme le Père Jacques Hamel il est mort parce que prêtre, parce que catholique. Victimes de l'ignominie la plus barbare. 

Face au tollé populaire et à la popularité du prêtre, le régime craignant une intensification de la révolte ce dernier fera juger ses bourreaux, Grzegorz Piotrowski et ses sbires écoperont de peines allant de 14 à 25 ans.

Ils sont aujourd'hui libre et touchent une pension de retraite. 

En France, en mai 2020 le maire de Béziers, Robert Ménard lui rendra un hommage en érigeant une statue à son effigie. L'édile dira que Jerzy Popiełuszko est un exemple de comment "vaincre le mal par le bien ! "

Une allée porte son nom à Issy-les-Moulineaux.

Son souvenir réside dans ma mémoire.

Qu'il était beau dans son cœur le bon Père Popiełuszko. 

 

Florian Marek. 

 

 

 

 


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