La campagne vaccinale française sur un air de Bérézina

Comme de bien entendu, voici que le gouvernement et ses affidés du monde médical commencent à nous seriner que l’épidémie de Covid repart, qu’on arrive à la 5e vague (comme toutes les sagas à succès, on n’arrête plus les suites), et que pour lutter il faut vacciner les moins de 11 ans et remettre une dose à 6 millions de Français âgés ou à risque (et probablement cela sera-t-il étendu prochainement à tous).

La menace de la suppression du pass de la honte… pardon, du pass sanitaire (sic) pour ceux qui ne se la feraient pas faire pesant sur les têtes des doubles vaccinés comme une épée de Damoclès. Cette menace n’est pas vaine, puisque pour l’heure, une majorité de Français se prononce contre cette troisième dose, et actuellement à peine un tiers des personnes éligibles l’ont effectivement faite alors que commence la vaccination contre la grippe.

En vérité, le gouvernement se retrouve confronté au ratage absolu de sa campagne de vaccination, en dépit de ce que peut venir dire sur un plateau télé un Robert Ménard en transe à l’évocation de tous ces vaccinés obtenus par l’obligation et les mesures coercitives. Avant l’arrivée de cet appareil totalitaire qui a bafoué tant les fondements républicains que ceux de l’éthique médicale, seuls 40 % de Français étaient effectivement vaccinés, et donc vaccinés volontaires. Ajoutons 10 % de retardataires qui se seraient fait vacciner plus tard, et nous obtenons un chiffre honnête de 50 % de vaccinés volontaires. Les autres ont été obtenus par la contrainte. Bien sûr, les chiffres ont monté, ils ont permis au gouvernement de s’auto-congratuler, à la « minorité silencieuse » de se présenter comme la majorité en s’aveuglant sur les chiffres.

Quand on donne à quelqu’un le choix entre son métier, ses revenus, la soupe qu’il donne à ses enfants et la vaccination, certes, on peut obtenir des vaccinations supplémentaires. Idem quand on empêche un fils, une fille, d’aller voir ses anciens à l’EHPAD, à des parents d’aller voir leur enfant malade à l’hôpital sans le pass de la honte devenu récemment pass vaccinal. Pareillement quand le gamin ne peut pas s’inscrire à son club de sport sans ce ridicule sésame, ou Madame Michu, octogénaire seule et sans internet emprunter un livre à la bibliothèque municipale. J’en profite d’ailleurs pour saluer l’exceptionnelle opposition des personnels de bibliothèques au pass de la honte, 90 % d’entre eux s’opposant à cette mesure au sein de leurs établissements. Ce n’est que du bon sens. Enfin bref, on ne peut que faire monter les chiffres lorsqu’on recourt à ce genre de contraintes honteuses, mais cette progression est nécessairement illusoire. En effet, elle ne crée aucune adhésion, au contraire même, elle suscite la colère, la défiance, voire la vengeance. On peut amener quelqu’un à faire quelque chose qu’il réprouve sous la menace, mais ce n’est certainement pas comme cela qu’on suscite la confiance et qu’on peut durablement convaincre du bien-fondé du produit que l’on propose. Le gouvernement et la cohorte de « médecins » assis sur leur éthique professionnelle qui l’entoure ont supputé que la solution pour doper la vaccination était de la forcer. Pour cela, ils ont volé la vie des Français, volé leur travail, volé leur argent également à travers des amendes totalement aberrantes. Cela a eu un large effet, tout en laissant encore près de 7 millions de Français éligibles en dehors du schéma vaccinal, à l’instar de votre humble serviteur.

Mais cet effet est une illusion, et la faible adhésion à la 3e dose, qui pourtant concerne pour l’heure les personnes les plus à risque et ceux qui ont couru volontairement se faire vacciner dans les premiers temps de la campagne le démontre. Il y a de multiples raisons à cela. Bien entendu, le fait que les mesures sanitaires n’aient pas été allégées. Je l’avais dit durant l’été, pour faire adhérer les Français à la vaccination, ils doivent percevoir qu’elle améliore les choses, non pas seulement dans les chiffres, mais aussi dans l’allégement des mesures sanitaires. À quoi bon être vacciné s’il faut se faire tester pour accéder à l’hôpital, s’il faut se masquer continuellement, s’il faut privilégier l’air shake à la bise et faire l’amour en scaphandre ? Les Français qui ont cru à l’issue vaccinale sont déçus, car rien n’a changé, et cela, en dépit de chiffres exceptionnellement bas, mais qui ne sont rien en comparaison de la peur délirante d’un gouvernement transi et de médecins qui ne veulent pas quitter les feux des projecteurs que la crise a braqués sur eux.

Puis il y a les autres, ceux qui n’ont pas cru à l’issue vaccinale, mais qu’on a forcés à se faire vacciner et qui aujourd’hui refusent la 3e dose. Ils la refusent, car c’est leur droit, leur droit de disposer librement de leur corps qui n’appartient pas à la communauté. Ils la refusent, car on a arraché leur consentement pour les deux précédentes, mais qu’on n’a pas brisé leur volonté. Ils ne sont pas convaincus, ils ne l’ont jamais été, ils réprouvent ce produit qui coule dans leur sang et le réprouveront plus que jamais à présent que leur volonté a été bafouée. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’affirmer, le prétendu succès de la campagne vaccinale française est en réalité le succès des antivax, le succès du scepticisme, tant à l’égard des vaccins qu’à l’égard de la médecine plus généralement. La coercition est le pire moyen pour convaincre. Ça peut faire illusion quelque temps, mais sur la durée, ça finit par se retourner contre celui qui en use et par salir même une cause à priori juste. En cela d’ailleurs, l’extension du pass vaccinal, possiblement prorogé jusqu’au 31 juillet 2022 (ou à minima jusqu’en février), la suppression probable de ce même pass pour ceux qui ne feraient pas la 3e dose, le maintien de mesures sanitaires ridicules comme le port du masque, perpétuent cette stratégie de la coercition malgré des chiffres excellents, et vont donc continuer d’entretenir la défiance à l’égard de la médecine et du pouvoir. Quand Martin Blachier, qui pourtant n’est pas exempt de reproches quant à ses prises de position explique que le pass sanitaire est une hérésie, non seulement ça se défend d’un point de vue médical (les contaminations aujourd’hui se faisant entre vaccinés et donc titulaires du pass), mais en plus il n’ignore pas les dégâts considérables que ce pass cause à la médecine en général. C’est toute la crédibilité d’une profession qui est aujourd’hui en train de sombrer, rejoignant les rangs des journalistes, des politiques au panthéon des professions détestées, détestées car assises sur leur éthique et sur leur déontologie.

La victoire des chiffres vaccinaux, victoire en trompe-l’œil, est en réalité le succès du mouvement antivax qui a gagné des populations qui jusqu’alors n’avaient jamais eu de raison de se défier des vaccins. L’insistance aberrante du gouvernement, son incapacité à convaincre du bien-fondé de son ambition vaccinale et son recours à des mesures coercitives bafouant les fondements même des droits de l’homme ont détruit la confiance en la médecine. L’effort de quelques médecins pour tenter de préserver leur éthique professionnelle, et en cela saluons ceux de Martinique qui ont tué le pass dans leurs établissements par leur combat de terrain, aura sûrement du mal à effacer des dégâts causés sur le long terme.

 

Alexandre Page, docteur en histoire de l’art, écrivain

 

 

 

 


 

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Comme de bien entendu, voici que le gouvernement et ses affidés du monde médical commencent à nous seriner que l’épidémie de Covid repart, qu’on arrive à la 5e vague (comme toutes les sagas à succès, on n’arrête plus les suites), et que pour lutter il faut vacciner les moins de 11 ans et remettre une dose à 6 millions de Français âgés ou à risque (et probablement cela sera-t-il étendu prochainement à tous).

La menace de la suppression du pass de la honte… pardon, du pass sanitaire (sic) pour ceux qui ne se la feraient pas faire pesant sur les têtes des doubles vaccinés comme une épée de Damoclès. Cette menace n’est pas vaine, puisque pour l’heure, une majorité de Français se prononce contre cette troisième dose, et actuellement à peine un tiers des personnes éligibles l’ont effectivement faite alors que commence la vaccination contre la grippe.

En vérité, le gouvernement se retrouve confronté au ratage absolu de sa campagne de vaccination, en dépit de ce que peut venir dire sur un plateau télé un Robert Ménard en transe à l’évocation de tous ces vaccinés obtenus par l’obligation et les mesures coercitives. Avant l’arrivée de cet appareil totalitaire qui a bafoué tant les fondements républicains que ceux de l’éthique médicale, seuls 40 % de Français étaient effectivement vaccinés, et donc vaccinés volontaires. Ajoutons 10 % de retardataires qui se seraient fait vacciner plus tard, et nous obtenons un chiffre honnête de 50 % de vaccinés volontaires. Les autres ont été obtenus par la contrainte. Bien sûr, les chiffres ont monté, ils ont permis au gouvernement de s’auto-congratuler, à la « minorité silencieuse » de se présenter comme la majorité en s’aveuglant sur les chiffres.

Quand on donne à quelqu’un le choix entre son métier, ses revenus, la soupe qu’il donne à ses enfants et la vaccination, certes, on peut obtenir des vaccinations supplémentaires. Idem quand on empêche un fils, une fille, d’aller voir ses anciens à l’EHPAD, à des parents d’aller voir leur enfant malade à l’hôpital sans le pass de la honte devenu récemment pass vaccinal. Pareillement quand le gamin ne peut pas s’inscrire à son club de sport sans ce ridicule sésame, ou Madame Michu, octogénaire seule et sans internet emprunter un livre à la bibliothèque municipale. J’en profite d’ailleurs pour saluer l’exceptionnelle opposition des personnels de bibliothèques au pass de la honte, 90 % d’entre eux s’opposant à cette mesure au sein de leurs établissements. Ce n’est que du bon sens. Enfin bref, on ne peut que faire monter les chiffres lorsqu’on recourt à ce genre de contraintes honteuses, mais cette progression est nécessairement illusoire. En effet, elle ne crée aucune adhésion, au contraire même, elle suscite la colère, la défiance, voire la vengeance. On peut amener quelqu’un à faire quelque chose qu’il réprouve sous la menace, mais ce n’est certainement pas comme cela qu’on suscite la confiance et qu’on peut durablement convaincre du bien-fondé du produit que l’on propose. Le gouvernement et la cohorte de « médecins » assis sur leur éthique professionnelle qui l’entoure ont supputé que la solution pour doper la vaccination était de la forcer. Pour cela, ils ont volé la vie des Français, volé leur travail, volé leur argent également à travers des amendes totalement aberrantes. Cela a eu un large effet, tout en laissant encore près de 7 millions de Français éligibles en dehors du schéma vaccinal, à l’instar de votre humble serviteur.

Mais cet effet est une illusion, et la faible adhésion à la 3e dose, qui pourtant concerne pour l’heure les personnes les plus à risque et ceux qui ont couru volontairement se faire vacciner dans les premiers temps de la campagne le démontre. Il y a de multiples raisons à cela. Bien entendu, le fait que les mesures sanitaires n’aient pas été allégées. Je l’avais dit durant l’été, pour faire adhérer les Français à la vaccination, ils doivent percevoir qu’elle améliore les choses, non pas seulement dans les chiffres, mais aussi dans l’allégement des mesures sanitaires. À quoi bon être vacciné s’il faut se faire tester pour accéder à l’hôpital, s’il faut se masquer continuellement, s’il faut privilégier l’air shake à la bise et faire l’amour en scaphandre ? Les Français qui ont cru à l’issue vaccinale sont déçus, car rien n’a changé, et cela, en dépit de chiffres exceptionnellement bas, mais qui ne sont rien en comparaison de la peur délirante d’un gouvernement transi et de médecins qui ne veulent pas quitter les feux des projecteurs que la crise a braqués sur eux.

Puis il y a les autres, ceux qui n’ont pas cru à l’issue vaccinale, mais qu’on a forcés à se faire vacciner et qui aujourd’hui refusent la 3e dose. Ils la refusent, car c’est leur droit, leur droit de disposer librement de leur corps qui n’appartient pas à la communauté. Ils la refusent, car on a arraché leur consentement pour les deux précédentes, mais qu’on n’a pas brisé leur volonté. Ils ne sont pas convaincus, ils ne l’ont jamais été, ils réprouvent ce produit qui coule dans leur sang et le réprouveront plus que jamais à présent que leur volonté a été bafouée. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’affirmer, le prétendu succès de la campagne vaccinale française est en réalité le succès des antivax, le succès du scepticisme, tant à l’égard des vaccins qu’à l’égard de la médecine plus généralement. La coercition est le pire moyen pour convaincre. Ça peut faire illusion quelque temps, mais sur la durée, ça finit par se retourner contre celui qui en use et par salir même une cause à priori juste. En cela d’ailleurs, l’extension du pass vaccinal, possiblement prorogé jusqu’au 31 juillet 2022 (ou à minima jusqu’en février), la suppression probable de ce même pass pour ceux qui ne feraient pas la 3e dose, le maintien de mesures sanitaires ridicules comme le port du masque, perpétuent cette stratégie de la coercition malgré des chiffres excellents, et vont donc continuer d’entretenir la défiance à l’égard de la médecine et du pouvoir. Quand Martin Blachier, qui pourtant n’est pas exempt de reproches quant à ses prises de position explique que le pass sanitaire est une hérésie, non seulement ça se défend d’un point de vue médical (les contaminations aujourd’hui se faisant entre vaccinés et donc titulaires du pass), mais en plus il n’ignore pas les dégâts considérables que ce pass cause à la médecine en général. C’est toute la crédibilité d’une profession qui est aujourd’hui en train de sombrer, rejoignant les rangs des journalistes, des politiques au panthéon des professions détestées, détestées car assises sur leur éthique et sur leur déontologie.

La victoire des chiffres vaccinaux, victoire en trompe-l’œil, est en réalité le succès du mouvement antivax qui a gagné des populations qui jusqu’alors n’avaient jamais eu de raison de se défier des vaccins. L’insistance aberrante du gouvernement, son incapacité à convaincre du bien-fondé de son ambition vaccinale et son recours à des mesures coercitives bafouant les fondements même des droits de l’homme ont détruit la confiance en la médecine. L’effort de quelques médecins pour tenter de préserver leur éthique professionnelle, et en cela saluons ceux de Martinique qui ont tué le pass dans leurs établissements par leur combat de terrain, aura sûrement du mal à effacer des dégâts causés sur le long terme.

 

Alexandre Page, docteur en histoire de l’art, écrivain

 

 

 

 



 

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