Comprendre la foi catholique [chronique de l'abbé Mateusz Markiewicz]: consubstantiel au Père

Dans mon dernier article je vous ai promis de traiter un sujet qui a été débattu pendant ces dernières décennies en France : la traduction du credo. En effet, depuis la réforme liturgique qui a eu lieu après le Concile Vatican II, dans la liturgie en langue française, le symbole de foi disait du Fils ceci : « de la même nature que le Père ». Cette formule a été changée récemment en « consubstantiel au Père ». Mais avant, elle a suscité un long débat, dans lequel circulait une accusation, celle d’hérésie que favoriserait la précédente traduction.

En théologie, un mot, voire une lettre, peut changer totalement la signification d’un propos, d’où l’importance que l’Église a toujours accordée au vocabulaire qu’elle utilise, surtout en liturgique, qui est l’expression la plus courante de la foi chrétienne. Dire qu’un tel est de la même nature qu’un autre ne veut pas tout à fait dire qu’il soit de la même substance, consubstantiel. La première expression est moins forte que l’autre. Pierre et Paul sont deux substances bien distinctes, chacun est un être humain à part, mais ils sont de la même nature, la nature humaine. Mais Pierre n’est pas Paul, ils ne sont pas consubstantiels. Que les métaphysiciens me pardonnent la simplification suivante : la nature est l’ensemble de caractéristiques qui permet de distinguer les réalités entre elles, tandis que la substance est une réalisation concrète d’une nature concrète. La nature est un concept abstrait, mais dont la réalisation existe dans les substances bien réelles.

Si on applique ces mots pour parler de Dieu, on peut voir à quel point dire « de la même nature » à la place du « consubstantiel », qui est un mot choisi par les Pères de l’Église, est réducteur. Dans l’affirmation « de la même nature que le Père » on n’affirme que ceci : le Père est de nature divine et le Fils est de nature divine. Tandis que l’affirmation « consubstantiel » dit que le deux ne sont qu’une seule substance, Dieu, qui est bien sûr de nature divine. Cela exclut la possibilité d’avoir deux, si ce n’est bien plus, Dieux. La première version ne le fait pas et ainsi, comme certains le disaient, elle favorise l’hérésie qui peut conduire au polythéisme. La négation de la consubstantialité de Personnes divines jointe à l’affirmation de l’identité de leur nature n’est autre chose que l’affirmation de l’existence de plusieurs Dieux distincts, mais ayant la même nature, ce qui d’ailleurs est impossible. Heureusement, la mauvaise traduction a été corrigée et la nouvelle, même si elle utilise un mot difficile à comprendre, exprime mieux le dogme chrétien. Il faut seulement que vos prêtres vous expliquent les raisons de ce changement, ce qui peut d’ailleurs leur servir d’occasion pour parler un peu plus profondément de Dieu.

Dans le prochain article, on achèvera la présentation du Fils au sein de la Trinité, car pour l’instant c’est ce que je fais. Je tâcherai de vous montrer aussi que cette dernière affirmation sur la vie à l’intérieur de la Trinité permet aussi l’introduction de la partie du credo consacré à la vie du Fils de Dieu sur la terre.

Chroniques de l'abbé Mateusz Markiewicz, prêtre catholique, membre de l'Institut du Bon Pasteur.

Retrouvez la chronique n°1: "Je crois" en cliquant ici

Retrouvez la chronique n°2: "Le Symbole des Apôtres" en cliquant ici

Retrouver la chronique n°3: "Un seul Dieu"en cliquant ici

Retrouvez la chronique n°4: "Unicité et perfection de Dieu" en cliquant ici

Retrouvez la chronique n°5: "Dieu peut tout faire, mais..." en cliquant ici

Retrouvez la chronique n°6: "Dieu le Père" en cliquant ici

Retrouvez la chronique n°7: "Créateur du ciel et la terre" en cliquant ici

Retrouvez la chronique n°8: "Un seul Seigneur, Jesus Christ" en cliquant ici

Retrouvez la chronique n°9: "né du Père avant tous les siècles" en cliquant ici

 

 

 

 

 

 


 

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Dans le prochain article, on achèvera la présentation du Fils au sein de la Trinité, car pour l’instant c’est ce que je fais. Je tâcherai de vous montrer aussi que cette dernière affirmation sur la vie à l’intérieur de la Trinité permet aussi l’introduction de la partie du credo consacré à la vie du Fils de Dieu sur la terre.

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